Alerte : les moustiques contaminent vos assiettes avec du plastique

L'Eau, Pollué, En Plastique, Ordures, Bouteille

Moustique plastique : Saviez-vous que même les aliments les plus sains sont contaminés par des particules de plastique ? Les microrésidus de polymère présents dans les milieux aquatiques contaminent les larves. Celles-ci sont ensuite ingérées par des prédateurs qui les disséminent dans la nature. Le point de chute final : votre assiette. Chaque jour, vous avalez des microparticules de plastique gentiment offertes et servies par les moustiques. La pollution créée par l’homme revient donc à l’homme.

L'Eau, Pollué, En Plastique, Ordures, BouteilleLes plastiques polluent les zones aquatiques.

Les moustiques sont vecteurs de maladies graves. C’est un fait connu. Une nouvelle étude parue dans la revue Biology Letters met aussi en évidence leur rôle dans la dissémination des polluants plastiques.

Le plastique est le premier polluant des zones aquatiques

Si la pollution des océans fait souvent parler d’elle, celle des zones aquatiques de petites dimensions passe malheureusement sous silence.

Les microparticules de plastique présentent dans les mers et les océans proviennent de l’activité humaine. Il s’agit précisément des déchets plastiques, des fibres des tissus synthétiques et des microbilles abrasives contenues dans les cosmétiques.

Selon une estimation de 2014, les zones aquatiques seraient jonchées de plus de 269 000 tonnes de matières plastiques. Cela représente plus de 5000 milliards de microfragments. Les zones éloignées de l’activité humaine ne font pas exception. L’Arctique comptait déjà, en 2017, 300 milliards de fragments plastiques.

La résultante visible de ce désastre est ce que les scientifiques appellent « le continent de plastique ». Une surface aussi grande qu’un continent terrestre uniquement constitué de débris de plastique.

Mais les dégâts se font déjà ressentir sur la faune et la flore. De nombreux animaux marins sont recueillis avec des blessures liées à des débris. De grands mammifères échoués ont régulièrement l’estomac rempli de sacs en plastique, de gobelets et parfois même de tongs (!) usagées.

L’étude menée met en lumière que la dissémination est encore plus vaste. Ces plastiques jonchant les océans et les autres zones aquatiques finissent dans notre assiette. Drôle de déjeuner, n’est-ce pas ?

Le cycle de la vie du moustique est directement responsable de la redistribution des microparticules de plastique

Le moustique fait partie des facteurs qui disséminent les microfragments de plastique. Ils les ingèrent dans leur phase aquatique et les conservent à l’âge adulte. Voyez plutôt…

Le moustique commence tranquillement sa vie à l’état larvaire. Il est baigné dans des eaux stagnantes où il barbote toute la journée. Il y ingère donc naturellement les microfragments de plastiques qui s’y trouvent.

Au moment de sa mue, et sa transformation en insecte adulte, les scientifiques ont toujours pensé que les plastiques restaient dans la « vieille peau ». Mais, les études actuelles ne sont plus si formelles.

Si les plus grosses particules sont totalement éliminées, celles d’une taille inférieure à 2 µm restent présentes à hauteur d’environ 1 %. Cela représente une quarantaine de déchets par moustique.

La contamination aquatique termine sa propagation par les airs

Les moustiques constituent une réserve alimentaire de premier choix pour un grand nombre d’animaux terrestres. Ils ingèrent donc du plastique en même temps que la bestiole.

Les larves de moustiques sont ingérées par certains prédateurs aquatiques ou non. Les guêpes, par exemple, se nourrissent volontiers des larves des diptères hématophages. À l’âge adulte, ce sont les araignées, les chauves-souris ou encore les oiseaux qui se nourrissent des insectes.

Chaque animal qui ingère un moustique ingère également les particules de plastique contenues dans son organisme. Le prédateur est contaminé hors de l’eau par des particules se trouvant initialement dans l’eau.

Ce phénomène n’est pas si rare que cela le laisse supposer. Car, même dans les étendues supposées à l’abri, il y a des microparticules de plastique dans les eaux stagnantes ou pas. Le processus est donc, malheureusement, universel.

Bonne nouvelle cependant, le plastique contenu dans le corps du moustique se trouve au niveau de la partie arrière de l’abdomen. La bestiole ne risque donc pas de vous en inoculer au moment de la piqûre… mais serait-ce le plus grave ?

Les hommes sont les premiers responsables de cette catastrophe écologique

Les moustiques amènent involontairement du plastique dans nos assiettes. Ils contaminent leurs prédateurs après avoir été eux-mêmes contaminés dans les zones aquatiques. N’oublions cependant pas que l’homme est l’initiateur de cette pollution.

La pollution par le plastique est un scandale écologique. Les ONG (Organisations non gouvernementales), notamment, le dénoncent depuis des années. Ils ne sont malheureusement pas vraiment entendus.

Si les choses en sont arrivées là, ce n’est certainement pas la faute du moustique. Sincèrement, avez-vous déjà vu un moustique avec un sachet de commissions en plastique ? Personnellement, ce n’est pas notre cas non plus. C’est l’homme qui utilise du plastique, sans doute plus que de raison.

En plus d’être un gaspilleur, l’humain est aussi un pollueur. Qui, sinon les hommes, jettent leurs plastiques n’importe où. Petit à petit, tous les résidus se retrouvent dans l’eau. Celle-ci contamine les animaux. Ceux-ci nous polluent à leur tour. L’effet boomerang fonctionne aussi sur la pollution.

Éliminer les moustiques ne réglera pas le problème… que du contraire

Et si l’on éliminait les moustiques me direz-vous ? Cela pourrait-il réduire l’impact de cette pollution ? Que nenni ! Ce serait sans doute encore pire.

Avant de se concentrer sur la pollution plastique disséminée par les moustiques, il faut se rappeler leurs rôles essentiels dans le maintien de l’équilibre des écosystèmes. L’insecte est responsable de :

  • l’épuration des eaux stagnantes dans lesquelles il grandit ;
  • la nutrition de nombreux prédateurs, notamment dans la toundra ;
  • le maintien de la biodiversité.

De plus, la nature a horreur du vide. Par conséquent, si le moustique disparaît, une nouvelle espèce prendra sa place. Elle pourra être meilleure, avec beaucoup de chance, mais aussi bien pire. Peut-on jouer avec le devenir du monde ? La nouvelle espèce dominante pourrait ne pas remplir toutes les mêmes fonctions que le moustique. Elle pourrait aussi disséminer davantage de polluants ou apporter des maladies encore plus graves.

Baleine À Bosse, Saut, Violer, Océan, Mammifères

Les mammifères marins sont les premières victimes des déchets plastiques abandonnés.

Les moustiques vous passionnent, vous intriguent ou vous inquiètent… retrouvez tous nos articles sur les moustiques et la biodiversité. En attendant, soyez prudent et munissez-vous d’un Moskitofree, une piqûre est si vite arrivée !

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