Nouveau virus déclaré en France lié aux moustiques : Usutu

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Virus Usutu : Un premier cas d’Usutu transmis par un moustique en France : faut-il craindre la pandémie ?

L’institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) le confirme aujourd’hui, un premier cas de virus Usutu a été détecté dans l’Hexagone en 2016. Peu connu du grand public, cet arbovirus, cousin du Zika et de l’encéphalite japonaise, est pourtant aux portes de la métropole depuis plusieurs années. Avant de plonger dans l’ambiance oppressante de la psychose d’Hitchcock, faisons connaissance avec ce nouveau venu dans la littérature médicale liée aux moustiques. Focus sur l’Usutu, sa vie et son œuvre.

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Le merle noir est la principale victime de l’Usutu.

L’Usutu : qui est-il ?

L’Usutu est un arbovirus du genre Flavivirus, une famille qui compte environ 70 virus potentiellement pathogènes pour l’être humain. C’est donc un cousin du virus Zika, de la dengue, de la fièvre jaune, de l’encéphalite japonaise ou encore du virus du Nil occidental.

L’Usutu : son histoire

L’Usutu est originaire du Swaziland où il a été repéré pour la première fois en 1959. Il est très commun chez les oiseaux et n’infecte que très rarement les êtres humains.

La première contamination humaine avérée date de 1981 en République Centrafricaine. Il a fallu attendre 2004 pour qu’un 2e cas fasse son apparition au Burkina Faso. Plus récemment, en 2009, le virus a été détecté sur une italienne. Aujourd’hui, visiblement, c’est en France que le virus à de nouveau été détecté sur un humain. En tout, la littérature médicale fait état de 26 contaminations européennes dont aucune n’a entraîné de décès.

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Le Swaziland est le pays d’origine de l’Usutu.

L’Usutu : son fonctionnement

L’Usutu a un fonctionnement similaire aux autres arbovirus. Il se multiplie donc dans la salive des moustiques pour être réinjecté à la piqûre suivante. Ce qui le différencie essentiellement de ses cousins, c’est que le réservoir pathogène du virus n’est pas constitué par les hommes, mais par les oiseaux.

Quels sont les hôtes préférés de l’Usutu ?

Les hôtes de l’Usutu sont principalement les oiseaux. Les espèces les plus sensibles semblent être les passereaux dont notamment le merle noir ainsi que certaines chouettes.

En Europe, le virus a été signalé pour la première fois en 2001 suite à une mort massive de merles en Autriche. En 2016, une épizootie d’Usutu a touché de nombreux oiseaux européens répartis principalement en Allemagne, en France, aux Pays-Bas et en Belgique. Les spécialistes s’accordent néanmoins à dire que le virus est présent en France, chez les populations de merles noirs, depuis 2015 et qu’il est devenu endémique dans certaines régions d’Allemagne.

Comment se transmet l’Usutu ?

À l’instar des autres arbovirus, l’Usutu se transmet par une piqûre de moustiques.

Le vecteur principal, reconnu, de ce virus est un moustique ornithophile du genre Culex. La même famille de moustiques que celles qui vous bourdonnent inlassablement à l’oreille pendant la nuit. Cependant, dans le cas de cette sous-famille, les humains sont des hôtes accidentels. Leur préférence allant nettement en direction du sang des oiseaux.

Pour surveiller le virus, et sa propagation, une vaste étude a été entreprise dans la région d’Emilie-Romagne au cours des années 2008 et 2009. Après de nombreux relevés et de nombreuses analyses, les scientifiques ont mis en lumière que si le moustique du genre Culex est bien le vecteur principal de l’Usutu, le célèbre Aedes Albopictus, ou moustique tigre, peut lui aussi être un vecteur. Par conséquent, la prudence doit rester de mise.

Comme pour tous les arbovirus, le monde médical part du postulat qu’il n’y a pas de transmission interhumaine. Pourtant, le virus Zika a démontré le contraire en faisant part de certaines contaminations par voie sexuelle. Il convient donc également de rester prudent sur cette affirmation.

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Le moustique Culex est le principal vecteur de l’Usutu.

L’Usutu : faut-il le craindre ?

Étant donné qu’il n’y a pas de transmission interhumaine connue du virus et que celui-ci n’est à l’origine d’aucun décès, les scientifiques sont plutôt optimistes face au risque d’une possible pandémie. Pour eux, il n’y a absolument pas besoin de déclencher la psychose parmi la population.

Pourtant, il semblerait qu’un grand nombre de malades soient restés asymptomatiques. La propagation pourrait donc être bien plus importante que celle que révèlent les chiffres. Par ailleurs, si, dans la majorité des cas, les patients n’ont développé que les symptômes classiques d’un arbovirus comme une fièvre modérée et une éruption cutanée, certaines formes sévères se sont néanmoins révélées plus problématiques. En effet, une quinzaine de personnes infectées ont développé des atteintes neurologiques comme une encéphalite ou une méningo-encéphalite.

« Plus de 70 personnes présentant des anticorps contre ce virus ont été répertoriées, démontrant que ces individus ont été exposés au pathogène » – Yannick Simonin, chercheur à l’université de Montpellier.

L’Usutu : comment le combattre ?

L’Usutu n’est recherché sur l’homme que depuis peu de temps. L’arsenal thérapeutique est donc très limité et se contente généralement de traiter les symptômes, de la même manière que l’on traite les autres arbovirus.

Pour combattre l’Usutu, leur meilleur moyen reste donc la prévention. Pour cela, deux axes sont indispensables : la prévention environnementale et la prévention physique.

Combattre l’Usutu : la prévention environnementale

Qu’il s’agisse du moustique du type Culex ou Aedes, les eaux stagnantes sont leurs aires de reproduction privilégiées. Il faut donc, à tout prix, éliminer toutes les sources de reproduction à portée de main. Ce sont principalement les outillages oubliés dans les jardins, les cache-pots, les piscines ou encore les petites mares privées qui sont les plus appréciés des petits diptères.

Combattre l’Usutu : la prévention physique

Pour éviter d’attraper l’infection, un seul mot d’ordre : éviter les piqûres de moustiques.

Les méthodes anti-moustiques naturelles n’offrent pas une protection suffisante que pour être certain de ne pas être piqué. Les produits chimiques, sont quant à eux, efficaces mais totalement inadaptés à certains types de populations et, qui plus est, destructeurs sur l’environnement. Il est donc utile de se tourner vers des technologies nouvelles, comme le Moskitofree, un appareil efficace et sans danger pour la santé et pour l’environnement.

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L’Usutu peut provoquer des atteintes neurologiques graves.

L’Usutu : ce qu’il faut retenir

  • Le virus est présent chez les oiseaux, comme les merles, et se transmet via la piqûre d’un moustique de genre Culex infecté.
  • L’Usutu est un virus de la famille des arboviroses comme la dengue, le zika ou la fièvre du Nil occidental.
  • La première infection française a été confirmée sur un homme de 39 ans.

Peu connu de la littérature médicale, l’Usutu est un virus qui se transmet par la piqûre d’un moustique. Si sa prévalence est aujourd’hui minime chez les hommes, il n’en reste pas moins qu’il préoccupe le monde scientifique. En attendant que l’Usutu ait livré tous ses secrets à la science, le Moskitofree, en vous protégeant des piqûres de moustiques, reste la meilleure solution pour échapper au risque d’infection.

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