Virus du Nil occidental : tous en danger ?

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Virus du Nil occidental : depuis plusieurs semaines, le pourtour méditerranéen est confronté à une épidémie de Virus du Nil occidental. Des dizaines de victimes sont déjà à déplorer et la maladie semble gagner l’intérieur de l’Europe. Alors, tous en danger ?

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Un virus mortel est à nos frontières.

Les autorités sanitaires sont sur le pied de guerre. Depuis le mois de juillet, une épidémie de cas de virus du Nil occidental frappe les pays du sud de l’Europe. Si l’apparition de la maladie n’a rien d’anormal à cette période de l’année, l’ampleur du phénomène, quant à lui, dépasse toutes les statistiques connues. Le point sur la situation.

Le point sur la situation

En ce mois d’octobre 2018, le virus du Nil occidental a contaminé plusieurs centaines de personnes et causé de nombreux décès. Tous les pays du bassin méditerranéen sont touchés.

Le centre européen pour la prévention et le contrôle des maladies recense 1934 cas humains d’infection par le virus du Nil occidental. Parmi ces infections, 172 ont provoqué des décès. Les pays les plus touchés semblent être l’Italie et la Grèce. Cependant, la France n’est pas épargnée.

Et en France ?

Toute la partie sud de la France est concernée par la résurgence du virus du Nil occidental.

Le premier cas humain français a été détecté au début du mois d’août. Il s’agissait d’une personne originaire des Alpes-Maritimes. Depuis, le virus s’est propagé en Vaucluse, en Corse, dans les Bouches-du-Rhône, en Var et dans les Pyrénées-Orientales.

Au total, les autorités font état de 24 contaminations au virus du Nil occidental. Parmi celles-ci, 3 personnes ont développé des complications neurologiques graves. Elles sont actuellement soignées dans des hôpitaux et présentent de bonnes chances de guérison.

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La Grèce est la plus touchée par la maladie.

Mécanique de contamination du virus du nil occidental

Le virus du Nil occidental est transmis par les piqûres de moustiques. La contamination se fait en 3 phases :

  • Le moustique pique un oiseau infecté.
  • Les virus se répliquent dans les glandes salivaires du moustique.
  • Le moustique contamine sa proie lors de la piqûre suivante.

Les vecteurs

Le vecteur du virus du Nil occidental est le moustique.

S’il est commun d’accuser le moustique tigre, dans le cas du virus du Nil occidental, il n’est pas coupable. Le responsable de la transmission de la maladie est le moustique culex. Il s’agit de l’espèce commune présente dans les pays au climat tempéré.

Le moustique tigre peut également devenir un vecteur à partir du moment où il pique un humain infecté. Ces cas restent cependant extrêmement rares.

Les réservoirs viraux

Ce sont principalement les populations d’oiseaux migrateurs qui représentent les réservoirs viraux de la maladie.

Contrairement au paludisme ou aux maladies arboviroses, le réservoir du virus du Nil occidental n’est pas l’homme. Ce sont les populations d’oiseaux migrateurs qui permettent le passage du virus de l’Afrique vers les zones tempérées européennes. Les oiseaux autochtones jouent alors les hôtes de la maladie. On dénombre notamment d’importantes populations de merles ou de corneilles qui sont infectées.

Si la maladie peut, occasionnellement, atteindre l’être humain, elle est tout autant transmissible aux mammifères comme les chats, les chiens et les chevaux. Le virus ne s’y réplique cependant pas aussi facilement et ces animaux ne peuvent pas devenir des réservoirs viraux.

La maladie ne se transmet pas entre les êtres humains.

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Les oiseaux transportent le virus à travers les frontières.

Le virus du Nil occidental : portrait

Le virus du Nil occidental a été identifié pour la première fois en 1937. Depuis, il ne cesse d’étendre sa zone de propagation.

C’est en Ouganda, en 1937, que le virus du Nil occidental a été isolé pour la première fois. Il s’agissait alors d’une découverte fortuite faisant suite à des recherches sur le virus de la fièvre jaune. Dans les années 50, des recherches de grande ampleur ont été menées et ont conclu que la majorité des populations africaines avait déjà été exposée au virus.

Les premières apparitions de ce virus en Occident datent de 1999. Depuis, le virus a été remarqué dans la plupart des pays du pourtour méditerranéen ainsi que dans les pays d’Amérique du Nord.

Comment reconnaître le virus du Nil occidental ?

Le virus du Nil occidental peut engendrer 3 types de manifestations :

  • Dans 80 % des cas, la personne infectée reste totalement asymptomatique.
  • Dans 19 % des cas, la personne contaminée présente des symptômes grippaux.
  • Dans 1 % des cas, la personne atteinte du virus développe une forme méningée grave. Celle-ci peut être mortelle.

Quels traitements pour le virus du Nil occidental ?

Le virus du Nil occidental ne possède aucun traitement spécifique. Les différents symptômes semblent néanmoins répondre correctement aux différents médicaments prescrits dans les états grippaux. Seule la forme grave de la maladie nécessite une hospitalisation et des soins spécifiques. Dans la majorité des cas, elle engage le pronostic vital.

Quelles sont les populations à risque ?

Bien souvent, la maladie est bénigne. Cependant, certaines populations sont plus à risque.

Les personnes âgées de plus de 50 ans, les jeunes enfants ou les populations immunodéprimées sont plus susceptibles de souffrir des complications neurologiques graves engendrées par le virus du Nil occidental. Ces cas représentent principalement des méningites, des paralysies ou des syndromes de Guillain Barré. Cette forme neuro-invasive nécessite un suivi hospitalier intensif.

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Dans la majorité des cas, le virus du Nil occidental est bénin.

Comment se protéger du virus du Nil occidental ?

Se protéger du virus du Nil occidental, c’est avant tout se protéger des piqûres de moustiques. Pour cela, il existe 2 axes principaux : la prévention et les antimoustiques.

La prévention

Se prémunir des moustiques est possible au moyen de quelques actions de bon sens.

  • Faire la chasse aux eaux stagnantes.
  • Porter des vêtements amples et clairs.
  • Ne pas sortir lors des pics d’agressivité des moustiques.
  • Utiliser des moustiquaires sur les portes et les fenêtres.
  • Ne pas se promener près des étendues d’eau.
  • Éviter les parfums enivrants.

Les antimoustiques

Il n’est point besoin d’antimoustiques tropicaux pour lutter contre les culex. Cependant, il faut se munir d’un antimoustique de qualité dont l’efficacité est prouvée.

Les techniques naturelles visant à éloigner les diptères ne sont pas une solution sur le long terme. En effet, leur efficacité est aléatoire et leurs effets secondaires parfois bien existants. Exit donc les prises électriques antimoustiques, les géraniums et huiles essentielles de citronnelle. Un bon antimoustique doit avoir prouvé son innocuité et son efficacité. Nous vous recommandons donc le Moskitofree, un antimoustique écoresponsable dont l’efficacité a été accréditée par l’institut Pasteur et par l’OMS.

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Les eaux stagnantes sont appréciées par les moustiques.

Le virus du Nil occidental fait une résurgence remarquée dans le bassin méditerranéen. S’étendant chaque jour davantage, il frappe aujourd’hui plusieurs départements français. Si la maladie est communément bénigne, des formes graves peuvent néanmoins entraîner le décès. La prudence est donc de rigueur puisque le virus du Nil occidental est transmis par le moustique commun.

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