Target Malaria : les humains sont-ils des cobayes ?

Protection De L'Environnement, Environnement

Malaria : Des moustiques génétiquement modifiés sont utilisés pour lutter contre la propagation du paludisme. Mais, ces moustiques sont-ils vraiment sans danger pour l’homme ? C’est en substance la question que se pose le collectif citoyen de l’agroécologie.

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Les moustiques génétiquement modifiés sont-ils l’avenir ?

Les moustiques génétiquement modifiés créés pour le projet Target Malaria devraient prochainement être relâchés dans la nature pour une première étude. Ce lâcher expérimental est cependant très fortement décrié par certaines associations citoyennes qui craignent un désastre.

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Les humains maîtrisent-ils les conséquences de l’introduction de nouvelles espèces animales ?

L’indignation des associations écologiques

Certaines associations écologiques présentes au Burkina s’inquiètent du futur lâcher de moustiques transgéniques. Elles pensent que les conditions de sécurité ne sont pas suffisantes pour les populations locales qu’elles dépeignent même comme des cobayes humains. Le point sur la situation.

La roulette russe

Le collectif citoyen qui a introduit un recours devant le tribunal administratif affirme que le projet Target Malaria joue à la roulette russe avec la santé des citoyens burkinabés.

En effet, la méthode employée par les responsables du projet utilise notamment des « captureurs ». Ces personnes, en général de jeunes gens en bonne santé, doivent se laisser piquer par les moustiques afin de pouvoir les capturer à l’aide de tubes. Selon le coordinateur du collectif, cette méthodologie est dangereuse en deux aspects : d’une part, l’organisme du moustique pourrait héberger d’autres maladies potentiellement graves, et d’autre part, le moustique pourrait peut-être avoir une résistance par rapport au paludisme.

Le manque d’information

Le collectif aux citoyens critique également le manque d’information. En effet, les populations sont peu informées du projet et les journalistes sont fermement tenus à l’écart.

La majorité des populations des villages sélectionnés pour tester le projet ignore l’enjeu et les risques engendrés par le projet Target Malaria. Certains semblent même ignorer la présence d’un tel projet près de chez eux.

La presse fait face à la velléité des populations. Les « captureurs » ont peur de perdre l’emploi promis par les générateurs du projet. Dans certains cas, des menaces d’agression physique ont même été rapportées.

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Les jeunes Burkinabés sont-ils les cobayes d’une expérimentation scientifique à grande échelle ?

Le projet Target Malaria : de quoi parle-t-on ?

Le projet Target Malaria est un programme qui vise à réduire le nombre d’infections au paludisme au moyen de moustiques génétiquement modifiés.

L’objectif

L’objectif affiché par les développeurs du projet Target Malaria est de réduire considérablement, et dans un laps de temps relativement court, les populations de moustiques vectrices du paludisme.

En effet, au Burkina Faso, le paludisme est un problème de santé publique majeur. Il affecte plusieurs millions de personnes tous les ans et cause des dizaines de milliers de décès rien que dans ce pays.

Les moyens

Pour parvenir à leurs fins, les chercheurs du projet Target Malaria ont génétiquement modifié des moustiques mâles du type anophèle gambiae. Le but de la manipulation génétique est que la descendance de ces moustiques ne soit pas viable.

Cependant, le procédé ne fait pas que des heureux. Certaines associations sont suspicieuses sur les retombées bio-environnementales de l’expérience.

Le déroulé

En septembre, le projet Target Malaria a reçu l’autorisation de l’agence nationale de la biosécurité pour procéder à des essais grandeur nature.

Les localités qui ont été choisies pour ces essais sont celles de Bana et de Souroukoudingan. Il y sera relâché environ 10 000 moustiques génétiquement modifiés.

Tout au long de l’expérience, les chercheurs espèrent bien relever toute une série de données afin de perfectionner la méthode et de pouvoir l’étendre à grande échelle.

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La moustiquaire reste la référence pour se protéger des piqûres.

Que faire pour se protéger du paludisme ?

Le paludisme est un véritable fléau dans les pays africains. En effet, le continent comptabilise, à lui seul, 90 % des cas d’infection au plasmodium et 91 % des cas de décès. Malheureusement, 70 % des victimes sont des enfants de moins de 5 ans. Il est donc indispensable de se préserver des piqûres de moustiques afin de limiter les risques de contamination. Pour cela, il existe divers moyens : les barrières physiques, les antimoustiques tropicaux et la solution Moskitofree.

Les barrières physiques

Avant de vouloir, à tout prix, éradiquer les moustiques, certaines mesures de prudence permettent déjà d’en limiter les populations. D’autres sont, quant à elles, intéressantes pour diminuer le risque de morsure.

La mesure la plus efficace, et certainement la moins chère d’ailleurs, est sans aucun doute la pose de moustiquaires. Il peut s’agir de moustiquaires posées sur les vitres ou les portes, mais également de moustiquaires qui recouvrent les lits. Bien posée, une moustiquaire empêche le passage de la bestiole.

Dans la lignée des mesures de prudence, il est également intéressant de porter des vêtements longs et amples, de ne pas sortir durant les pics d’agressivité du diptère hématophage et bien entendu de faire la chasse aux eaux stagnantes.

Les antimoustiques tropicaux

Face à l’agressivité de certains petits vampires, les antimoustiques tropicaux sont recommandés.

Pour être efficaces face aux moustiques de type anophèle, les répulsifs ou les insecticides doivent comporter certaines molécules chimiques. Parmi celles-ci, le DEET, l’Icaridine ou l’IR3535 semblent être les plus populaires.

Certes, vous serez à l’abri des morsures de la bestiole, mais vous risquez également de faire du tort à votre santé et à l’environnement. De plus, un nombre de plus en plus important de moustiques semble présenter des résistances à ces produits.

La solution Moskitofree

Le Moskitofree est une solution innovante qui propose une alternative non chimique, mais tout aussi efficace que les antimoustiques tropicaux traditionnels.

Le Moskitofree inhibe les odeurs corporelles humaines réputées pour attirer les diptères. Pour cela, la machine utilise la technologie de l’ionisation négative. Elle ne comporte donc aucun produit chimique susceptible d’être dangereux pour la santé ou pour l’environnement.

Le Moskitofree, c’est également un appareil dont l’efficacité a été prouvée. En effet, le Moskitofree a subi des tests en laboratoire qui l’ont notamment amené à recevoir les accréditations de l’Institut Pasteur et de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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La recherche contre la malaria est, et reste, une préoccupation majeure de santé publique.

Le paludisme est un problème majeur de santé publique. Il est principalement présent dans les pays africains et cause chaque année plusieurs centaines de milliers de morts. Pour résoudre ce problème, ou du moins pour l’atténuer, le projet Target Malaria envisage de relâcher dans la nature des moustiques génétiquement modifiés. Cependant, certaines associations s’inquiètent des répercussions écologiques et environnementales qui pourraient découler de ce projet. En attendant de connaître les résultats, la prévention reste la seule option viable pour éviter les morsures de moustiques et l’infection au plasmodium.

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