Moustique tigre – comprendre les douleurs articulaires causées par le chikungunya

Genou, Sont Scellées, Massage, Épaule, Humain

Le chikungunya : la maladie de l’homme courbé

Longtemps considéré comme une maladie bénigne, le chikungunya livre peu à peu ses secrets. Inconnus de la littérature scientifique, les effets à long terme du virus semblent être plus redoutables que ses symptômes immédiats. Focus sur le chikungunya, le plus méconnu des arbovirus.

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Les douleurs engendrées par le chikungunya peuvent parfois être très invalidantes.

Le chikungunya : le tableau clinique

Le chikungunya a longtemps été perçu comme une sorte de grippe anodine. Pourtant, suite aux épidémies récentes, la médecine a découvert la maladie sous un angle nouveau. Entre inquiétude et réalité, la prise en charge des malades a fait beaucoup de progrès. Cependant, un long chemin reste à parcourir pour vaincre définitivement le virus.

Les symptômes de la maladie

Le chikungunya a des symptômes assez similaires à ceux de la dengue. Après une incubation de 1 à 12 jours, les personnes infectées ressentent les premiers symptômes :

  • fièvre élevée brutale accompagnée d’arthralgies ;
  • céphalées ;
  • myalgies ;
  • éruption maculo-papuleuse.

Des cas d’hémorragie bénigne ont également été observés chez les enfants. Avec les récentes épidémies qui ont sévi à la Réunion, d’autres symptômes sont venus s’ajouter à la liste dont notamment l’agueusie, la sensation de brûlure ainsi que les troubles digestifs.

Il faut noter cependant que 10 % des cas de chikungunya sont totalement asymptomatiques. Il existe donc un certain nombre de porteurs sains.

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Il n’existe pas de traitement particulier pour le chikungunya.

Les troubles sévères et chroniques

Si la majorité des malades du chikungunya répondent favorablement au traitement symptomatique, certains développent néanmoins des troubles sévères ou chroniques qui peuvent parfois mener à la mort.

Les formes persistantes chez l’adulte

Lorsque le chikungunya ne disparaît pas après quelques jours de traitement, on dit que la maladie évolue vers une phase subaiguë voire une phase chronique.

La médecine considère que le chikungunya est en phase subaiguë à partir du moment où l’atteinte articulaire dure entre 3 semaines et 6 mois. Elle devient chronique lorsqu’elle perdure au-delà de 6 mois et parfois pendant plusieurs années.

Suite aux récentes épidémies de chikungunya, le monde médical a constaté que plus de 30 % des patients continuent à présenter des manifestations rhumatologiques un an après l’exposition au virus.

Les formes sévères chez l’enfant

Le chikungunya peut également prendre une forme sévère chez l’enfant. Dans ce cas, la maladie ne cause pas d’atteinte articulaire mais provoque des dommages neurologiques parfois mortels.

Pourquoi les douleurs articulaires persistent-elles ?

Dans les formes chroniques du chikungunya, les douleurs articulaires sont entraînées par la persistance du virus dans les macrophages. En effet, pour éviter de se faire détruire par les anticorps normalement présents dans le système immunitaire, le virus du chikungunya se cache dans les macrophages. Cela contribue à un état d’inflammation chronique des articulations et donc à la douleur.

Selon les études épidémiologiques récemment réalisées, les facteurs qui influencent l’évolution de la maladie vers la chronicité semblent être l’âge du patient, la charge virale initiale de dame moustique ainsi que le sexe. En effet, les femmes sont davantage exposées aux phénomènes de chronicité.

Le virus du chikungunya a été identifié pour la première fois en 1952 sur le plateau de Makondé, en Tanzanie.

Le chikungunya : comprendre la maladie

Le chikungunya fait partie de la famille des arbovirus. Celle-ci comporte en tout et pour tout 537 virus différents. Environ 10 % d’entre eux sont pathogènes pour l’humain. De nos jours, ce sont principalement le chikungunya, la dengue, la fièvre jaune et le zika qui posent un véritable problème de santé publique.

Le cycle du virus

Pour contaminer les humains, le virus du chikungunya a besoin d’un vecteur. Il compte donc sur certains types de moustiques pour infecter les hommes, les uns après les autres.

Chez les moustiques, seule la femelle est hématophage. C’est elle qui est donc capable de transmettre le chikungunya entre les êtres humains. Contrairement aux idées reçues, la contagion ne se fait pas avec du sang contaminé, mais avec la salive du diptère. En effet, après avoir piqué un humain contaminé, le virus se répand dans l’organisme du moustique où il finit par se répliquer dans les glandes salivaires. C’est donc la salive du moustique qui est contagieuse et n’ont pas le sang qui lui est digéré.

Lorsqu’une femelle moustique est porteuse du chikungunya, ou de n’importe quel virus de la famille des arboviroses, elle restera contagieuse toute sa vie. Elle peut donc contaminer plusieurs personnes.

Attention aux moustiques tigres

Parmi les nombreuses espèces de moustiques « piqueurs », ce sont précisément les moustiques du type Aedes albopictus (moustique tigre) et Aedes aegyptis qui sont les principaux vecteurs du chikungunya. Il convient donc de s’en prémunir pour éviter d’attraper la maladie.

La femelle du moustique tigre a une existence d’environ 30 jours. Elle pique et pond tous les 4 jours environ. Sur la totalité de sa vie, elle pondra environ 300 œufs.

Démoustiquer n’est pas une solution

Au cours de son histoire, la France a connu plusieurs épisodes d’élimination systématique des moustiques. Une première fois dans les Landes au cours du XIXe siècle et une seconde fois sur la côte méditerranéenne dans les années 60.

Ces opérations avaient été menées pour le confort des populations mais ne font cependant pas oublier que le paludisme a sévi en France jusqu’au XIXe siècle. Aujourd’hui, c’est le chikungunya, notamment, qui reprend le flambeau.

Pourtant, détruire systématiquement les moustiques n’est pas une solution. Outre leur rôle de pollinisateurs, les moustiques constituent également une réserve alimentaire pour de nombreux prédateurs. De même, leurs larves nourrissent les bactéries et les phytoplanctons dont l’utilité dans l’épuration des milieux aquatiques n’est plus à prouver.

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Les moustiques sont indispensables à la pollinisation des fleurs tropicales.

De plus, les insecticides n’éliminent jamais 100 % des individus. Ce sont donc les plus résistants, et à plus forte raison les plus dangereux, qui survivent et qui se reproduisent. Ils deviennent donc plus nombreux et potentiellement plus meurtriers.

Le chikungunya : se protéger

Il est complètement illusoire de vouloir un jour se débarrasser complètement des moustiques. De plus, cela serait sans aucun doute contre-productif puisque d’autres espèces, peut-être plus dangereuses, prendraient évidemment leur place dans la biodiversité.

À défaut de se défaire de ces petits diptères, il faut alors opter pour une solution de protection. Les produits chimiques reconnus comme efficaces contre les moustiques tigres ont depuis longtemps démontré leur toxicité et leur dangerosité sur l’environnement et les organismes vivants.

Le bon sens conduit donc à se tourner vers une alternative d’un genre nouveau. Le Moskitofree fait partie d’une nouvelle génération d’anti-moustiques qui sont à la fois efficaces contre les piqûres des petits diptères mais également inoffensifs pour les hommes et leur environnement.

Pour réduire la population de moustiques tigres, il faut absolument éliminer les gîtes larvaires. Cela inclut notamment toutes les eaux stagnantes qui se trouvent dans les jardins.

Le chikungunya est une maladie tropicale encore méconnue des autorités sanitaires. Cependant, les découvertes actuelles démontrent que loin d’être anodine, la maladie peut perdurer dans l’organisme pendant de longues années. Le plus efficace pour lui échapper est évidemment de se protéger correctement contre les piqûres de moustiques avec un système tel que le Moskitofree.

 

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