Chikungunya : l’importance de bien se protéger contre les moustiques en France

Virus, Germe

La menace n’est pas toujours visible : le Chikungunya.

Le chikungunya est une maladie tropicale transmise par les moustiques. Cette infection virale comporte un grand nombre de symptômes similaires à ceux de la grippe. La maladie a généralement un pronostic vital encourageant mais peut développer des formes graves. Aujourd’hui, le chikungunya est installé sur le territoire français. C’est pourquoi, il est important de bien se protéger des piqûres de moustiques.

Le chikungunya … qu’est-ce que c’est ?

Le chikungunya est une maladie dite « tropicale » dont les signes cliniques sont apparentés à ceux de la grippe. C’est d’ailleurs pour ça qu’un virus homologue, celui de la dengue, est appelé « grippe tropicale ».

Tout comme les autres arboviroses, le chikungunya est transmis par la piqûre de certains moustiques de la sous espèce Aedes comme l’aedes albopictus mieux connu sous le nom de moustique tigre.

Virus, Germe

Le virus de chikungunya peut être mortel.

Comment prévenir le chikungunya ?

Il n’existe actuellement aucun traitement préventif dédié au chikungunya. La seule possibilité reste alors de se prémunir des piqûres de moustiques.

Les systèmes mécaniques

Pour éviter les piqûres de moustiques, rien n’est plus efficace que d’empêcher le petit diptère d’atteindre la peau. Ce sont les systèmes anti-moustiques mécaniques qui remplissent ses fonctions.

Le système anti-moustiques mécanique le plus connu est bien sûr la moustiquaire. Celle-ci peut être utilisée sur une porte ou sur une fenêtre pour éviter la pénétration des moustiques dans votre habitation. La moustiquaire peut également se situer autour d’un lit pour empêcher les diptères d’atteindre la personne qui est à l’intérieur.

Il existe cependant d’autres recommandations mécaniques utiles. Dans un premier temps, il faut porter des vêtements amples et longs lors d’un séjour dans une zone infestée. Il est également intéressant, dans un deuxième temps, de faire la chasse aux eaux stagnantes. C’est notamment dans celles-ci que les moustiques tigres se reproduisent.

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Les eaux stagnantes des jardins sont des paradis pour les moustiques.

Repousser les diptères

Pour prévenir tout risque de piqûres, il est intéressant d’utiliser un système anti-moustique visant à repousser le prédateur. Il faut cependant se garder d’abuser des produits chimiques qui sont toxiques tant pour la santé que pour l’environnement.

Le Moskitofree offre une solution alternative efficace et naturelle. Il permet de réduire les odeurs humaines. Ainsi, les moustiques ne sont plus attirés par leur proie. Ce système a été validé par l’institut Pasteur et a réussi le test de la cage de l’OMS. C’est donc une solution sûre et non toxique.

En 2006, le chikungunya a infecté 1/3 de la population de l’île de la Réunion.

Études cliniques du chikungunya

Le chikungunya est une maladie dont la popularité est récente. Aussi, nous vous offrons quelques informations utiles pour mieux la comprendre.

Symptômes de la maladie

Le chikungunya se manifeste avec des symptômes cliniques proches de ceux de la grippe. Dans sa forme classique, l’infection au chikungunya présente donc des symptômes tels que :

  • l’apparition soudaine d’une fièvre élevée ;
  • des céphalées ;
  • des douleurs musculaires et articulaires pouvant étrangement rappeler celles de l’arthrite aigüe ;
  • une éruption cutanée de type « rougeole » ;
  • une conjonctivite ;
  • le gonflement de certains ganglions.

Dans 10 % des cas, cependant, la maladie reste totalement asymptomatique.

Évolution

Le chikungunya a généralement une évolution favorable. Dans la majorité des cas, les patients répondent bien au traitement symptomatique. La maladie a donc une durée équivalente à celle de la grippe.

Malheureusement, il existe des formes graves de la maladie. Celles-ci ont un pronostic de guérison beaucoup plus réservé.

En effet, chez les adultes, le chikungunya peut prendre une forme chronique. Dans ce cas, il entraîne des douleurs articulaires persistantes ou fluctuantes sur plusieurs mois et parfois même plusieurs années.

Dans 10% des cas, la maladie évolue vers une forme chronique.

Chez les enfants, les effets engendrés par la forme grave du chikungunya sont encore plus dangereux. Lors de l’épidémie qui a sévi à la Réunion en 2006, un certain nombre de cas d’encéphalite, de syndrome de Guillain-Barré, de myocardite et de paralysie ont été observés. Toutes ces formes graves de la maladie sont potentiellement mortelles.

Traitement du Chikungunya

Il n’existe actuellement aucun traitement antiviral spécialement étudié pour le chikungunya. Ce sont donc des traitements symptomatiques qui sont généralement utilisés pour soulager les patients.

Cependant, ce n’est pas parce qu’aucun traitement spécifique n’est disponible qu’il faut s’adonner à l’automédication. En effet, l’aspirine et les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont plus que contre-indiqués pendant la phase aiguë de l’infection. Il est donc indispensable de prendre un avis médical.

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Les traitements symptomatiques sont le premier recours pour traiter le chikungunya.

Et la recherche ?

En raison des nombreuses épidémies de chikungunya qui sévissent à travers le monde, la recherche scientifique s’est évidemment penchée sur le problème.

À ce jour, plusieurs traitements préventifs et curatifs sont en phase d’essai. Si certains semblent donner des résultats encourageants, il ne fait aucun doute qu’ils ne seront pas disponibles avant plusieurs années. La prévention reste donc le meilleur moyen d’éviter de contracter le virus.

44% des nouveau-nés dont la mère a contracté le chikungunya dans le dernier mois de grossesse présentent des handicaps graves.

Comment se transmet le chikungunya ?

Le chikungunya se transmet par la salive de moustiques infectés. C’est lors de la piqûre que la femelle moustique va injecter de la salive dans le corps de sa proie et qu’elle risque de l’infecter si elle a précédemment piqué une personne porteuse du virus. La prévention est donc importante pour ne pas être piqué à la fois lorsque l’on est en bonne santé et à la fois lorsque l’on est infecté. En effet, lors des épidémies de maladies arboviroses, ce sont les humains qui sont le réservoir viral.

17 cas autochtones de chikungunya ont été répertoriés dans le Var en 2017.

Un peu d’histoire

Le chikungunya n’est pas une maladie récente. La littérature médicale est truffée de références aux épidémies de maladies arboviroses, comme le chikungunya, et cela depuis des siècles.

La première notification précise du chikungunya remonte à 1952, lors d’une épidémie en Tanzanie. Depuis, le virus a frappé de nombreux autres continents avec des pandémies conséquentes notamment en Inde où il avait contaminé environ 1,3 millions de personnes. C’est également ce virus qui a été responsable de plusieurs épidémies dans l’île de la Réunion depuis 2005. Plus récemment encore, le premier foyer européen d’une épidémie de chikungunya a été identifié durant l’été 2007 en Italie.

La présence du chikungunya dans des pandémies infectieuses semble cependant remonter à bien plus loin. À cette époque, les épidémies étaient bien souvent attribuées à la dengue, mais les détails produits par la littérature médicale semblent indiquer que le coupable était déjà bel et bien le virus du chikungunya. Si tel est véritablement le cas, alors des épidémies de la maladie se sont déjà produites dès le XVIIIe siècle.

Le chikungunya n’est pas une maladie à prendre à la légère. Si elle évolue généralement vers un pronostic encourageant, elle peut néanmoins prendre une forme grave, voire mortelle. La prévention et la protection sont donc essentielles dans tous les pays où la présence du moustique tigre, son vecteur, est avérée.

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